Nous allons vous expliquer ici comment se construit le résultat des entreprises, étape après étape, en utilisant des notions simples, accessibles à tous :
1/ La Marge Nette : ce que l’entreprise a dû acheter pour revendre (ou transformer).
Elle est obtenue en retranchant les achats de matières et de marchandises, les mouvements de stocks à l’ensemble des ventes de l’entreprise (les factures de vente de l'entreprise : le Chiffre d'Affaire).
Dans les services, elle est très haute, on vend en général du temps de cerveau (un informaticien) ou de muscles (un agent d’entretien). On n’a donc pas besoin d’acheter pour revendre.
Dans la distribution, le commerce, elle peut-être très basse, parfois même à zéro pour de grands distributeurs, qui se «refont» sur les gains financiers. En comparant sa marge nette avec celle de son secteur d’activité, on apprend si l’on est dans les bonnes moyennes, ou au-dessus ou au-dessous.
2/ La Valeur Ajoutée : c’est la base de la TVA !
En fait, c’est la richesse produite par l’entreprise, une fois qu’elle a payé les charges nécessaires à sa vie quotidienne (locaux, transports, publicité, assurances..etc...etc).
Pour l’obtenir, on retranche de la Marge Nette tous les autres achats de l’entreprise (des fournitures de bureaux aux assurances et frais de déplacement, de restaurant...).
C’est cette richesse qui permettra de payer les salaires et les charges sociales.
Il est très important de mesurer la valeur ajoutée par rapport à celle de votre secteur d’activité. Si elle est dans la moyenne, c’est que votre entreprise est bien gérée. Si elle est trop basse, il faut se poser des questions sur les dépenses de l’entreprise : locaux trop chers, holding qui «pompe» la richesse, notes de frais trop généreuses....
3/ L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est le troisième critère fondamental.
Pour l’obtenir on retranche de la Valeur Ajoutée les salaires et les charges sociales.
Une fois les salaires et les charges sociales payées, il mesure la capacité ou non de votre entreprise de produire au jour le jour de la richesse. C’est à dire si son exploitation est rentable, ou non.
Ainsi, une exploitation négative montre une entreprise en grand danger : chaque jour qui passe lui fait perdre de l’argent.
Les causes peuvent être multiples, il faut dans ce cas consulter d’urgence un cabinet comptable qui aidera à affiner le diagnostic et à apporter les bons remèdes. Par contre, si le taux est très élevé (par rapport à ceux du secteur), les salariés seraient en droit de réclamer «une part du gâteau» !
4/ Les résultats :
Les différents résultats (Courant, Brut, Net) sont moins fondamentaux, car ils font intervenir des arbitrages ou des événements qui ne participent pas tous à l’exploitation quotidienne de l’entreprise.
Et qui peuvent être parfois discutables (l’entreprise veut présenter de bon résultats pour avoir l’appui de son banquier, ou de moins bons pour payer moins d’impôts...) : il est parfois tentant de faire passer (on ne pas faire passer) des factures sur l’année suivante, pour baisser ou gonfler le résultat de l’entreprise, ou d’incorporer ou non des clients qui n’ont pas payés dans les pertes... Tous sujets sur lesquels le fisc est particulièrement attentif !
Seul le Résultat Courant, qui comprend les résultats financiers (les dépenses d’emprunts ou les gains de placements financiers) de l’entreprise doit être particulièrement regardé, car il est significatif de la performance de l’entreprise.
Le logiciel étudie également la productivité par salarié, en mesurant la richesse produite par personne et en la commentant.
Dans le logiciel, les résultats sont classés par niveaux (Médiocres, Mauvais, Moyenne, Bons, Excellents) et sont commentés, en fonction du secteur d’activité de l’entreprise (Services, Commerces, Industrie, Bâtiment, Agriculture, Transport).